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« Exils intérieurs » d’Amos Gitaï avec Natalie Dessay et Philippe Cassard…

Le Théâtre de la ville de Paris a programmé aux Abbesses en octobre 6 représentations de la nouvelle création « Exils intérieurs », lecture-spectacle conçue et mise en scène par Amos Gitaï, avec Natalie Dessay, Pippo Delbono, Jérôme Kircher, Markus Gertken, Hans-Peter Cloos et les musiciens Alexey Kochetkov, Bruno Maurice et Philippe Cassard.

« Artiste associé au Théâtre de la Ville, le cinéaste Amos Gitaï a conçu « Exils intérieurs » comme une soirée multiculturelle consistante autour du thème de grandes figures intellectuelles confrontées à toutes les formes d’exil et particulièrement l’exil intérieur, celui d’un Thomas Mann face à la montée du nazisme, par exemple.
Sur scène, une longue table est dressée où sont installés, bien distanciés socialement, la plupart des lecteurs. Et quels lecteurs !
A commencer par Jérôme Kircher qui dresse chaque fois leurs portraits et qui, lui-même, interprétera Albert Camus, l’ultime « exilé intérieur » de ce vingtième siècle où les utopistes et les révolutionnaires les plus purs font face au fascisme, au capitalisme triomphant et aux formes déviantes du communisme stalinien, parfois même aux trois à la fois.
Cette lecture roborative de beaux textes emblématiques, toujours bien choisis, est accompagnée par des musiques de circonstance. Particulièrement présente, Natalie Dessay chante en allemand et en français, interprète, parmi d’autres, le célèbre poème de Baudelaire, « L’invitation au voyage », sur une musique d’Henri Duparc.
Elle sera accompagnée successivement par Philippe Cassard au piano, Bruno Maurice à l’accordéon et Alexey Kochetkov au violon. Elle sait aussi dire avec émotion les proclamations révolutionnaires d’une Rosa Luxemburg dont la vie combattante s’achèvera par une mort indigne.
Grâce à Amos Gitaï, la plupart des spectateurs feront connaissance d’Else Lasker Schüler, une incandescente poétesse allemande en perpétuel exil d’elle-même dans un monde insupportable dont elle refusera la trivialité. Ils en sauront plus sur Antonio Gramsci embastillé dans les geôles fascistes qui, ici, bénéficie des traits de Pippo Delbono, complètement immergé dans ses « cahiers de prison » qu’il lit avec une grande ferveur.
On aura également droit aux échanges épistolaires entre Herman Hesse et Thomas Mann, interprétés par Hans-Peter Cloos et Markus Gertken. Bien entendu, tous les textes en allemand et en italien seront traduits en français sur un écran surplomblant la table réservée aux lecteurs. Par ailleurs, sur cet écran défileront des extraits de films d’Amos Gitaï, en correspondance avec les choses lues.
On y verra particulièrement des bouts de « Lullaby for my father », un des seuls films autobiographiques du cinéaste, parlant principalement de son père, qui fut un architecte proche du Bauhaus. Cela donnera l’occasion d’entendre les voix chères au cinéaste – et pas seulement de – de Jeanne Moreau et d’Hanna Schygulla.
Au final, une soirée dans l’univers d’un homme de culture qui donnera à beaucoup la sensation que l’univers du beau et du vrai leur est soudain ouvert, ce qui après tout n’est vraiment pas une mauvaise idée. Un genre peu fréquent de lecture-spectacle qu’on espère amener à se renouveler… »

Philippe Person, « Froggy’s delight », oct. 2020

Exils intérieurs
BRUNO MAURICE

Accordéoniste et compositeur
Bordeaux, France
contact[@]brunomaurice.com
+33(0)6 18 08 48 10

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